Dirrtymusic
La pochette du nouveau Tellier: sans surprise, du bleu.

La pochette du nouveau Tellier: sans surprise, du bleu.

Mom And Dad: “Trying to make real instruments cool again”

Ils le disent eux-même: “on veut que ce soit de nouveau cool d’utiliser de vrais instruments”. Comprendre: laisser de côté les samplers, et accorder ses guitares. Ou pas. Les américains n’ont pas peur des larsens, s’en amusent même. Ce n’est certes pas très joli. Mais ce n’est pas le but.

Juveniles vs. Stuck In The Sound

On est fan du nouvel album de Stuck In The Sound. Mais nous ne sommes pas les seuls. Les rennais Juveniles offrent aujourd’hui leur remix du single “Brother”.

Concours: 3x2 places à gagner pour Club Folamour

3x2 places à gagner pour cette soirée à la Flèche d’Or, le 28 janvier. Pour cela, rien de bien compliqué: il suffit d’envoyer un mail à nicoprat.prat@gmail.com (objet du mail: concours). Les gagnants seront avertis par mail.

Playlist w/ Zulu Winter, Stella Le Page, Granville, Moon Furies, Computer Magic,

On ne savait pas trop comment vous souhaiter une bonne année. Alors finalement, on s’est dit qu’une playlist, ça ne coûtait rien. Et que récemment, on avait écouté tellement de bonnes choses, que ce serait trop con de ne pas partager. Voici donc la première playlist Dirrtymusic de 2012. Avec beaucoup de tout. Bisous.

Zulu Winter “Never Leave”

Zulu Winter - Never Leave by Airplayer Promotions

Jodie Marie “I Got You” (Shook Remix)

Jodie Marie - I Got You (Shook Remix) by Shook (Official)

Dry The River “No Rest”

Dry the River - “No Rest” by Dry the River

The History Of Apple Pie “Shelf Life”

Shelf Life by The History Of Apple Pie

Stella Le Page “Snake”

SNAKE by StellaLePage

Troumaca “A Thousand Years”

A Thousand Years (Demo) by TROUMACA

Patterns “Induction”

Patterns - Induction by Musicalpatterns

Granville “Le Slow”

Computer Magic “The End Of Time”

Puresnatchers “Wet Cement”

Pursesnatchers “Wet Cement” Official Music Video from Shahin Izadi on Vimeo.

Moon Furies “Mercury 13”

Découverte: Troumaca

Ils viennent tout juste de sortir leur premier clip, mais déjà, on a toutes les raisons de parier sur eux pour 2012. Parce que leurs premières démos, mises en ligne sur leur Soundcloud, sont à tomber. Parce qu’ils sont hipsters dans le look, et que ça aide pas mal aujourd’hui. Mais aussi et surtout parce que ces mélodies ne nous lâchent pas. Leur premier EP s’appelle “The Gems”. Il se trouve en trois clics, s’écoute sans fin. Troumaca, made in Birmingham, quintette à suivre de très près.

Nico Prat

Le nom débile de la semaine: Habibi

En traînant sur le web (comme chaque soir), on tombe sur ce nom. Habibi. Oui, c’est gentiment rigolo. On passe le cap du sourire en coin pour aller écouter les quelques démos déposées par les américaines sur leur page. C’est excellent, on aime, on valide. On partage. 

Sweetest Talk - DEMO 2 by habibi.band

Sunsets DEMO by habibi.band

Nico Prat

Tu en es ?

Tu en es ?

Moon Furies: made in New York

Trio made in New York et Chicago, les Moon Furies ne se soucient guère de la notion de bon goût. Leur dernier single, “Mercury 13”, pourrait bien en énerver plus d’un, avec ces sons flirtant avec le pire de l’euro dance. Sauf qu’on aime quand même. Que leur album, sorti il y a un an, mérite une écoute approfondie. Et qu’après tout, le bon goût, ça ne sert pas à grand chose.

Album disponible ici

Nico Prat

Gagnez des places pour les soirées Kütu Folk à la Flèche d’Or

Dirrtymusic vous fait gagner des places pour les deux soirées qu’organise le label Kütu Folk à La Flèche d’Or, le 19 et le 20 janvier. Au programme: les excellents artistes de cet excellent label, soit The Delano Orchestra, Garciaphone, Kim Novak…

3x2 places sont à gagner pour chaque soir. Pour cela, rien de bien compliqué: envoyez un mail à nicoprat.prat@gmail.com avec une blague (et en objet du mail, “concours”). Les plus drôles gagnent !

Skrillex – Bangarang EP

Pour Noël, Skrillex sortait un EP et appelait son public désargenté à le pirater, les autres pouvant toujours lâcher quelques euros sur Beatport. Dans quelques semaines ce Bangarang sortira en physique et pas sûr qu’on ne l’ait pas déjà zappé.

« SKRILLEX C LE FUTURE » Anonyme

Certes, critiquer la dernière sortie de l’alien émo superstar de la planète électro revient à tirer au bazooka sur une ambulance, facile, trop propice à la mauvaise foi, voire au dérapage stérile et débat intergénérationnel entre vieux cons accrochés à leur minimale et kids à une décérébration avide de révolution en direct download.

On aurait pu s’arrêter au titre d’intro de ce Bangarang. Simple, presque minimaliste vu la suite. Puis broder sur le reste. Mais non…    


« Le cubisme fait musique, Skrillex est le Phil Spector du nouveau siècle » Anonyme

Skrillex, c’est le futur mais version Terminator, une nouvelle victoire de la technique sur un humain béat et trop content de passer le relais. Un genre nouveau aux origines différant radicalement de la techno traditionnelle. Une piste : les années 2000 et des formations telles que Limp Bizkit, Korn ou Linkin Park. Les guitares avaient sept cordes mais les chansons tenaient sur deux doigts, tout était question de multi-effets et de course à la prod’ qui tabassait le plus. « L’émotion » était alors plus ou moins grossièrement assignée à un chant assuré par des trentenaires ruminant leurs adolescences de souffre-douleur. Histoire de ferrer un peu plus l’analogie, le groupe Korn se considère aujourd’hui comme précurseur de cette variante très énervée du dub step.

L’émo et le screamo ont ensuite fait leur temps, un tsunami euro dance a englouti les charts US. Suite logique: les années 2010 ont Skrillex, ses machines et ses programmes complexes, son look émo et son trauma adolescent, et tout ses followers producteurs de Bro Step basique (du dub step mais with no soul), prêts à remplir des stades maquillés en rave parties sous haute surveillance du big business du divertissement (ses entrées hors de prix, l’impression du même Luna Park mondial).

 “And to me, that is a million miles away from where dubstep started. It’s a million miles away from the ethos of it. It’s been influenced so much by electro and rave, into who can make the dirtiest, filthiest bass sound, almost like a pissing competition, and that’s not really necessary.” James Blake

Impossible de nier que Skrillex a su développer son style, voire un nouveau genre de son, poussant très loin les techniques les plus modernes pour des déconstructions de l’extrême. Mais, ce qui nous sidère le plus, c’est surtout son talent unique pour créer du paradoxe. Car malgré les coups de boutoirs à 220bpm, son ambiance roulette de dentiste sous ecstasy, ce Bangarang s‘apparente à une nouvelle forme de soupe FM (du futur). Une sorte d’easy listening atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette.

“one of the greatest works of art ever made” Kanye West

Sur ce nouvel EP, la musique de Skrillex bouffe en effet à tout les râteliers de l’electronica, systématisant à chaque seconde et sans contraste ses déconstructions de wobles et ses grosses montées bloghouse. Ces coups de butoirs hallucinés, le producteurs les enrobent bien comme il faut, ajoutant à ces productions samples de voix R’n’B, partition reggae et proto-riffs de hard FM (The Devil’s Den), gros rap qui tache sur claviers samplés chez les Doors (Break’n Sweat) et j’en passe…  Car rien n’est trop calorique pour Skrillex et sa junk food électronique semble bricolée au mètre.

Le producteur pense aussi aux BO des prochaines productions Besson avec pour exemple le plus flagrant cette atmosphère « urbaine, cosmopolite et post-moderne » parcourant ce Kyoto et son clavier oriental complètement cheesy, ses amorces rythmiques de kuduro et son featuring de rappeuse peu inspirée. Kitsch donc comme un « Yamakasi 4 : Parkour du Futur ».

A force de stakanovisme effréné, Skrillek transforme donc peu à peu sa révolution musicale en performance technique répétée à la chaîne, ce Bangarang n’apportant rien de plus, hormis quelques ambiances bien faiblardes. De quoi lasser même les plus gros fans.

Chronique par Alex B

Stella Le Page: poupée de son

Elle s’appelle Stella Le Page. Jeune, anglaise, inconnue du grand public, elle fut pendant un temps violoncelliste aux côtés de Primary 1 et Plan B. Il y a mieux pour se faire repérer. Signée sur la jeune structure City City, la demoiselle sortira son premier single, “Snake”, le 23 janvier. On y croise Lykke Li en même temps que les Girls Aloud. On entendra beaucoup parler d’elle dans les mois à venir. On l’espère en tout cas. Pour patienter, une autre bonne raison de croire en elle.

The Morning After by StellaLePage

Judah Warsky, overdose d’amour

Pan European vient de mettre en ligne le mini album de Judah Warsky, “Painkillers & Alcohol”. C’est beau à chialer, et c’est donc l’écoute indispensable de la journée. Sortie officielle le 5 mars.

La Playlist de 49 Swimming Pools: Fruit Bats, Team Me, Feist…

La soirée Dirrtymusic, c’est vendredi, au Bus Palladium (Paris). Sur scène se succéderont The Agency, Call Me Señor, et 49 Swimming Pools. Ces derniers sont aux commandes de cette playlist, en guise de mise en bouche, et commentée par Emmanuel Tellier, chanteur de la bande. 

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TIPIS: un Nelson en solo

On est sans nouvelles de Nelson depuis la sortie de leur excellent premier album. C’était il y a 5 ans maintenant, une éternité. Mais quelque part dans une cave parisienne, l’un de ses membres ne chôme pas. Thomas, batteur de la bande, s’offre une petite escapade solitaire sous le nom de TIPIS. C’est beau comme tout, et c’est en écoute ici.