
De passage sur Paris pour défendre les couleurs (rouge et noir) de son nouvel album, “Red Night”, le duo The Hundred In The Hands parle d’une seule voix. On retranscrit donc ainsi, en attendant de les retrouver sur scène le 28 mai au Café de la Danse. La scène, il en est d’ailleurs question ici…
Neïmo, Dani. Bizarre sur le papier, le résultat est désormais accompagné d’un clip. On aime.

Bon, on doit bien l’avouer sans se cacher: en matière de pop music, on ne regarde que trop rarement en direction de l’Italie. On plaide coupable. Surtout aujourd’hui, alors qu’arrive entre nos mains le premier album de Holidays. Des italiens donc. Et un premier album, intitulé “Young Love”. Une belle leçon de romantisme à l’italienne.
Nico Prat

« Isaac Delusion, c’est avant tout deux artistes multidisciplinaires explorant sans cesse de nouvelles contrées musicales. Du grave au léger, la voix particulière de L. lui permet de trouver le ton juste et garder son identité à chaque nouvelle idée, comme le montre par exemple sa collaboration remarquée avec Larcier pour le morceau ‘Sometimes I See’, sorte d’alliage de fer techno et de sucre folk ».
Voilà pour les présentations officielles. Sur ce premier EP, on entend un peu de Minitel Rose, pas mal de sonorités rescapées des années 80. C’est beau, très beau même parfois (« Waiting »). Une édition limitée cousue main de ce disque est même disponible. Ces gens sont raffinés.

Quand un membre de Pendentif s’allie avec quelques amis bordelais pour s’essayer au shoegaze, cela donne Middles Class. Des influences clairement revendiquées (Pixies, Sonic Youth, Yo La Tengo, My Bloody Valentine), et deux titres en écoute. Sale. Mais salement prometteur.
Nico Prat

Avec son nom en hommage peu probable à un vieux sketch des Inconnus, ces subtiles citations de Sartre (un titre s’appelle quand même « Hell is other people »), sa playlist eighties au bon goût certifié conforme (et étalée dans un publi-reportage pour Sony dans le dernier Technikart), sa formation cosmopolite - de Tokyo au Pop-In -, son chanteur masqué et sa pochette d’album à l’enthousiasme ironique, on n’attendait pas grand-chose de tout cet attirail un peu grossier nommé Tristesse Contemporaine. Du moins rien d’autre qu’un énième et inutile bréviaire nostalgique de la musique froide, celle qui agonisait joyeusement dans les eighties, entre les banlieues de Londres et Berlin.
Le résultat n’est finalement pas désagréable. Certains ponts tout en lévitation font leur petit effet comme sur le final du single « I didn’t Know ». On retiendra aussi le trippant « Hierarchies » ou bien « Empty Hearts », titre d’ouverture efficace et s’achevant sur des manœuvres orchestrales en suspens. Mais ces passages restent bien loin des transes chamaniques annoncées. Le tout reste trop light et confortable. Et puis on regrette surtout les quelques détails qui font le charme du genre : ses aspérités, sa folie, ses côtés bruts et inattendus qui en faisaient à une époque une musique d’avant-garde. Ici, la musique est trop propre, comme lessivée par la production de Pilooski, maître d’œuvre d’une identité sonore DIRTY tournant parfois au prêt-à-porter musical pour défilé de haute-couture (la musique du groupe illustrait d’ailleurs l’un des dernières collection Chanel).
Finalement, ce qui foutrait plus le cafard, ce serait plutôt plus la confrontation de cet album - finalement très oubliable - au consensus général l’entourant. Surtout quand ce dernier ne se justifie que par une accumulation de poncifs autour d’une certaine idée de la « musique romantique moderne », forcément incritiquable puisque nourrie d’influences intouchables (Joy Division, PIL, Young Marble Giants, ce genre…) et enveloppée dans un abécédaire du spleen récité bien gentiment. Je ne parle même pas des biens lourdes mises en perspective avec la grosse déprime des années 2010. Sérieux. La tristesse sera toujours présente, ce bon goût standard débité en automatique, probablement non…
Par Alex Béguin

Parlons de la naissance de tes chansons. Est-ce que tu as une méthodologie, comme les textes avant et la mélodie ensuite ?
En général, ça commence avec l’instrumentation. Je ne m’assois jamais derrière ma guitare acoustique pour écrire un titre. J’ai des idées, je les écris dans un carnet. Mais en général, je compose toute la partie instrumentale, les batteries, la basse, puis je m’occupe de la mélodie. Et ça peut prendre des semaines. Les textes, c’est ce qui prend le plus de temps.
Quand tu es en studio, tu peux faire ce que tu veux, et passer autant de temps que tu veux sur les morceaux. Comment sais-tu quand t’arrêter, quand le titre est fini ?
C’est très difficile de savoir, pour moi en tout cas. C’est pour ça que j’ai un producteur, qui me connais très bien, mais qui sait aussi quand m’arrêter. J’ai tendance à en faire trop, donc lui vient me voir et me dit : « arrête, c’est bon ».
Avant d’enregistrer ce disque, tu savais quel son tu voulais lui donner ?
Pas du tout. Certains titres étaient déjà sur des EP’s. Mais d’autres ont été écrits dans un très court lapse de temps. Je savais que je voulais m’éloigner du son garage, car j’avais l’opportunité d’enregistrer dans un magnifique studio, avec des synthés vintages, des batteries incroyables. Je voulais une vraie production, mais en même temps rester fidèle à mon son. J’ai eu quelques semaines pour tout essayer, autant que je le pouvais.
Tu connais le cliché de l’artiste maudit. Est-ce que c’est une souffrance d’écrire des chansons ?
Je ne peux pas écrire si je ne suis pas inspirée. J’ai eu une période de quatre mois sans inspiration. Il y a quelques temps, j’ai eu un peu de temps libre, mais aucune inspiration pour écrire des chansons. J’ai commencé à écrire un album western, et l’inspiration est revenue. Depuis ça va, l’inspiration est là. Mais c’est aléatoire.
J’imagine qu’ado, comme tout le monde, tu jouais de la guitare invisible dans ta chambre. Aujourd’hui, ton album est sorti, tu fais partie de l’industrie de la musique. La réalité de musicienne est-elle à la hauteur du fantasme ?
Oui. Je fais ça depuis que j’ai seize ans. Quand je vivais à Detroit, j’ai joué dans plusieurs groupes, avec des personnes vraiment dures, qui m’ont quelque part préparé au pire. Pour être tout à fait honnête, c’était plaisant. Quand je parle à mon frère, ou à mes parents, ils me parlent de rock stars, et je leur dis « Tu n’imagines pas la vérité : on sent mauvais, on passe des heures dans un van ». Ce n’est pas ce que les gens imaginent. Mais c’est génial.
Est-ce que tu aimes ta musique ?
Parfois. Je n’aime pas écouter les morceaux terminés, car pour moi ils ne sont jamais finis. Sister’s Wife par exemple, je veux sans cesse rajouter des choses. Chaque chanson marque une période de ma vie, et j’espère que j’évolue en temps qu’artiste. Mais parfois, c’est difficile de chanter Choice Notes encore et encore.
Sur scène, tu dirais que tu es vraiment toi-même, ou au contraire tu te mets dans la peau d’Alex Winston la rock star ?
Comme Beyoncé et son alter ego Sasha Fierce ? C’est vraiment quelque chose de très différent de ma personnalité. Je me sens comme une hypocrite parfois, quand je suis sur scène, car je vais vers les gens, je les fais monter sur scène, parfois je les rejoins dans la fosse. Alors que quand je vais à des concerts, je suis au fond de la salle en train de boire des verres. Dans la vraie vie, je suis timide. Pas sur scène.
Nico Prat
On reste dans la lignée des posts précédents avec un nouveau groupe de Caen/ Ils s’appellent Coefficient, et alors que certains commencent déjà à chercher les nouveaux 1995 (eux-mêmes depuis tout juste quelques semaines nouvelles stars montantes du rap game), il semblerait que suivre de près ces mecs soit la meilleure chose à faire.
Nico Prat

Derrière ce nom, un peu barbare (ou sexy diront certains) se cachent Adrien, un jeune caennais, qui, seul avec des moyens limités (une guitare acoustique, quelques synthés) livre des compositions folks de toute beauté. Comme si Beirut (qu’on adore hein) avait mis de côté la fanfare pour se mettre à nu. Un EP est disponible, et en écoute ci-dessous.
Nico Prat

Après de trop longues années d’absence suite à la sortie de leur premier album (suivie d’une fermeture de leur label), les parisiens de Nelson sont de retour, aujourd’hui même, avec leur nouvel EP. Autre bonne nouvelle: il est excellent, en écoute intégrale ici-même, et est accompagné d’un clip.
Nelson - You, Young Offender from jaune! on Vimeo.
Nico Prat

Il vient de Caen, et prétend s’appeler Dalton Darko. “Wily” devrait ravir les fans de pop lo-fi à la Grandaddy. Comme nous. On attend la suite.
Nico Prat

Grands fans de Superpoze que nous sommes chez Dirrtymusic, nous ne pouvons que vous transmettre ces deux ecellentes nouvelles: le jeune caennais vient tout juste de publier un nouveau titre sur sa page Soundcloud. Et sachez également qu’il sera en concert à L’Internationa, à Paris, le 30 mai prochain, aux côtés de Franz Is Dead et O Safari.